mercredi 21 avril 2021

Des podcasts en bibliothèque

 

Ils ont le vent en poupe depuis quelques années et le confinement leur a été propice. Les podcasts (ballado-diffusions devrai t'on dire) et les replays (re-lecture ?) d'émission ont de nombreux avantages : ils s'emmènent et s'écoutent partout, sans entraves, bien souvent dans nos oreillettes et se consomment les yeux fermés, propices à la découverte, à l'évasion et à la détente.
De plus, ils sont devenus faciles à créer, de nombreux outils sont à notre disposition (logiciels, applications, smartphones, tablettes) et de nombreuses plateformes ont émergés pour les héberger et les diffuser.
Dés lors, leur diffusion et pourquoi pas leur création en bibliothèque, s'impose de plus en plus comme une évidence. Mais comment sélectionner les podcasts ? Comment les mettre en valeur ? Pour quel public ? Faut-il développer des moyens spécifiques et constituer un fonds à part entière ?
Et puis, créer un podcast simple en effet assez simple et a un intérêt certain en bibliothèque, mais certaines règles se doivent d'être respectées !
 
La Médiathèque  Départementale d'Ille et Vilaine propose à ses partenaires de travailler sur la thématique "La bibliothèque en mode podcast", les 22 et 23 avril 2021, par le biais du Cabinet Fabienne Aumont, dont vous trouverez le support sous ce lien.

Et pour montrer un exemple, voici une réalisation faite pendant la formation :

jeudi 1 avril 2021

Comment ça marche une tablette ?


Le 02 avril 2021, j'animerai pour le compte du Cabinet Fabienne Aumont la formation "Comment ça marche une tablette" pour les bibliothécaires des Côtes d'Armor, dont vous trouverez le support sous ce lien.

mercredi 17 mars 2021

Les enfants et les écrans

 


"Sommes-nous vraiment en train de fabriquer des crétins digitaux ?" C'est le titre d'un podcast de l'émission Le code a changé sur France Inter que je recommande à tous les parents et professionnels travaillants avec des enfants.

Dans ce podcast datant de novembre 2020, Xavier de la Porte est intrigué par le livre du neuroscientifique Michel Desmurget "La fabrique du crétin digital". Selon Desmurget, grosso modo, tous les écrans se valent et sont une perte de temps contre de "vraies" activités. Le journaliste prend alors le contrepied d'interroger Anne Cordier, enseignante chercheuse en sciences de l'Information et de la communication et spécialiste des usages et pratiques numériques des jeunes pour tenter de comprendre ce que font les jeunes sur leurs écrans.

Et bien ils jouent, écoutent de la musique, regardent des vidéos, communiquent, s'informent. Mais souvent, ils créent aussi, des vidéos, des photos, des sons, ils apprennent, s'ouvrent à d'autres cultures.

En tant que médiateur numérique spécialisé dans les pratiques numériques des jeunes, j'ai souvent entendu de la part des parents la question "Combien d'heures d'écrans dois-je autoriser à mon enfant ?". Or, comme le dit parfaitement la psychologue Vanessa Lalo dans un article du Monde paru en février 2021 : "La question du temps d’écran, c’est le degré zéro de l’analyse". Il faut s'intéresser au contenu de ces écrans pour les enfants, comprendre l'intérêt qu'ils y trouvent et pourquoi ils s'y projettent.

Le numérique est il exempts de toutes critiques pour autant ? Bien sûr que non, mais c'est aux parents de fournir un cadre et de proposer des contenus adaptés, d'éduquer les enfants aux écrans. Malheureusement, tous n'ont pas les outils et les codes pour accompagner leurs enfants et il est difficile de connaitre une sélection variée de sites ou d'applications ludiques et pédagogiques pour ses enfants.

Les bibliothèques ont donc un rôle important : ils sont parmi les seuls à pouvoir légitimement proposer des contenus de qualité ou mettre en place des animations de médiation numérique pour éveiller à la culture et au (bien) vivre ensemble avec ces outils.

La Médiathèque  Départementale du Cher propose à ses partenaires de travailler sur la thématique "Les enfants et les écrans", les 18 et 19 mars 2021, par le biais du Cabinet Fabienne Aumont, dont vous trouverez le support sous ce lien.

dimanche 7 février 2021

La réalité virtuelle en bibliothèque : médiation et usages

 


La réalité virtuelle ouvre le champ des possibles à l'infini : vous pouvez y vivre des aventures frissonnantes, découvrir le fond des océans, casser des blocs avec des sabres lasers sur des rythmes de musiques endiablés ou tirer sur des zombies, à chaque fois en totale immersion.

Promis à un avenir rayonnant, les casques de réalité virtuelle n'ont pourtant pas (encore) envahi les foyers. Le prix élevé (pour une bonne qualité) en est une des principales causes. 

En bibliothèque et médiathèque, cette technologie peut être exploités via de nombreux aspects : aborder de nouvelles formes d'art et une nouvelle culture, utilisation thérapeutique, formation, motricité, ...

Mais comme toutes les technologies, la réalité virtuelle nécessite un apprentissage, un langage, une veille et une certaine pratique pour la maîtriser, éviter les pièges et en tirer les meilleurs avantages.

Le 09 février 2021, j'animerai pour le compte du Cabinet Fabienne Aumont la formation "La réalité virtuelle en bibliothèque : médiation et usages" pour les bibliothécaires des Côtes d'Armor, dont vous trouverez le support sous ce lien.

Merci au groupe Facebook Réalité Virtuelle en Bibliothèque pour ses nombreuses références et à Pierre Yves pour son expertise :-)

N'hésitez pas à me faire part de vos remarques, apports ou observations



mercredi 7 octobre 2020

Des ateliers numériques faciles et sans budget


Proposer des animations en lien avec le numérique fait désormais partie de la panoplie de l'animateur comme du bibliothécaire. Parce que c'est à la mode ? Non, parce qu'animer avec le numérique permet une meilleure appréhension au potentiel des outils informatiques, participe à l'éducation aux médias et contribue à comprendre le rôle de chacun dans la citoyenneté connectée.
Il est donc essentiel de pouvoir proposer, animer et encadrer des ateliers numériques accessibles à tous et en direction de différents publics.

Sauf que... comment faire quand la volonté est là mais que les moyens financiers manquent ? Comment animer avec le numérique sans disposer des outils ou des compétences à priori ?

Des astuces existent (partenariats, bénévolats, récupération, services gratuits, tutoriels en ligne, ...) mais une réflexion de fond et une bonne organisation sont nécessaires pour éviter de ne faire que du bricolage...

Le Bibliopôle, Médiathèque Départementale du Maine et Loire, propose aux bibliothèques du réseau de travailler sur cette question épineuse, par le biais d'une formation du Cabinet Fabienne Aumont  le 08 octobre 2019, dont vous trouverez le support sous ce lien.

mercredi 30 septembre 2020

La fabrication numérique d'objets culturels, ludiques et connectés pour animation en médiathèque


Petits frères, cousins ou descendants des espaces numériques, les espaces de fabrication émergent depuis quelques années en médiathèque. Il faut dire qu'après l'ère de la dématérialisation (des outils, des services publics, des relations sociales, ...), le besoin de "faire", de construire, d'agir, de se retrouver ensemble, bref, de re-matérialiser est prégnant. Et paradoxalement, le numérique est une ressource formidable pour y arriver.
En effet, qu'il s'agisse de communiquer, fabriquer ensemble, jouer, se sentir artiste, rêver, valoriser ses collections, Internet donne accès à de nombreuses ressources et les moyens de les partager.
Dés lors, après l'acquisition de quelques outils de fabrication et d'interactions simples d'utilisation (ou presque), un peu de bonne volonté, d'huile de coude et surtout de l'imagination, tout devient possible.

Afin d'identifier les sites, les techniques et les outils de fabrication d'objets numériques à orientation culturelle et d'obtenir les clés pour animer un atelier, la délégation des Pays de la Loire du  CNFPT propose en octobre 2020 la formation intitulée "La fabrication numérique d'objets culturels, ludiques et connectés pour animation en médiathèque" dont vous trouverez le support sous ce lien.

lundi 18 mai 2020

Comment j'ai survécu au confinement en créant un jeu avec mes enfants

Pendant le confinement, mes enfants et moi avons créé un compte sur Instagram : @photodevinette
Le principe est très simple : faire deviner en une photo un film, un livre, une série ou une chanson.
C'est en fait une activité que je propose régulièrement en formation et qui a le mérite d'être très facile à réaliser, stimule l'imagination et la créativité, favorise le travail en équipe et permet de s'approprier les outils numériques, même pour des personnes qui peuvent y être réfractaires de prime abord.
Quels films, livres, séries ou chansons faut-il deviner ?

Aux origines

L'idée de créer ce compte m'est venue grâce à la sollicitation d'une bibliothécaire du réseau des Médiathèques Moret Loing et Orvanne. Ayant suivi une de mes formations, elle m'a demandé des conseils pour animer la page Facebook de son réseau lors du confinement. Elle voulait réaliser des photodevinettes pour garder un lien avec ses usagers et se demandait comment procéder.
Dans le même temps, j'entendais les conseils de psychiatres et psychologues tels Vanessa Lalo, de spécialistes des écrans qui conseillent, comme je le fais souvent moi-même, de trouver une activité régulière et plaisante à faire en famille (qu'elle implique des écrans ou non).
Vu sur la page Facebook des Médiathèques Moret Loing et Orvanne.
Il faut deviner un film documentaire.

Mode d'emploi

Quasiment depuis le début du confinement donc, nous postons tous les jours une photo à 11h (environ, car nous n'avons pas automatisé l'envoi). Les abonnés donnent leurs propositions en message privé et nous leur répondons individuellement. Une dizaine de personnes font des propositions chaque jour, cela varie.
Les devinettes peuvent être sous forme de rébus, jeu de mot, élément principal de l'intrigue. Le niveau de difficulté est assez variable, en fonction de notre inspiration, mais aussi pour ne pas décourager les participants s'ils ne trouvent jamais, ou les lasser s'ils trouvent toujours trop facilement.
Pour aider les participants, nous mettons parfois en hashtags quelques indices, ou nous mentionnons un acteur, histoire de mettre sur la voie.
Le lendemain, nous postons en story la réponse. Toutes les stories sont sauvegardées dans une collection pour ceux qui ne les auraient pas vues dans les 24h ou découvrent le compte.
Quel film d'animation faut il deviner ?

Travail d'équipe

La recherche de titres et leur mise en scène sont souvent un sujet abordé au moment du repas. chacun fait des propositions, qui sont discutées ensemble. On brainstorme. Il a vite été établi que ma fille faisait toutes les écritures (la mienne est illisible parait-il) et que mon fils réalisait tous les dessins (c'est l'artiste de la famille).
Il nous est arrivé de "piquer" certaine idées au Facebook des Médiathèques Moret Loing et Orvanne ici ou , mais après tout, c'est eux qui ont commencé ;-)
Nous prenons les photos et rédigeons les légendes ensemble. Comme répondre aux propositions en message privé peut être chronophage, ma fille s'en occupe et je valide ses textes si elle a un doute sur l'orthographe.

Et maintenant ?

Avec le déconfinement, nous ne pourrons pas continuer à proposer une photo par jour. En plus, notre créativité risque de nous faire défaut à un moment. Pour autant, la motivation de mes enfants est toujours au top. Nous allons donc continuer à poster, mais moins fréquemment. A partir de cette semaine, au lieu d'un post quotidien, nous proposerons une photo les mercredis, samedis et dimanches, toujours à 11h.
Avec la mise en place d'un service de drive qui risque de les occuper, les Médiathèques Moret Loing et Orvanne avaient pensé mettre fin à cette animation. Elles ont pour l'instant décidé de la maintenir, comme nous en réduisant la fréquence des envois. Il faut dire que l'équipe est très motivée pour continuer.
Quel film faut il deviner ?

Bilan

Côté audience, je pensais que nous atteindrions rapidement la centaine d'abonnés, ça n'a pas été le cas. Par contre, nous avons toujours eu une dizaine de réponses par jour en moyenne, pour environ 25 participants réguliers.
Parmi ceux ci, des amis, des connaissances et de parfaits inconnus, avec qui nous avons pu échanger et qui nous ont souvent remerciés pour le divertissement et l'animation joyeuse que nous leur proposions.
Nous aurions bénéficié d'un public plus large en dédiant ce compte sur Facebook, ou en le crosspostant sur une page dédiée.

Pour les Médiathèques Moret Loing et Orvanne, l'objectif n'était pas le même, mais il est réussi : les usagers ont plébiscité ce défi quotidien. Certains ont même envoyé leurs propres propositions.

Pour mes enfants, j'espère que cette expérience leur a appris :

  • à cadrer une photo, la mettre en scène, pour mettre en avant un message
  • qu'Instagram est un média, pas juste un réseau pour échanger entre amis
  • à travailler, réfléchir en équipe, à s'écouter

J'espère surtout que cette activité, qui nous a bien occupée ces dernières semaines, leur a permis de ne pas se sentir isolés et de passer cette période particulière d'une façon plus sereine.
A priori, ça va :-)
Quel roman fallait-il deviner selon vous ?