L'attrait des particuliers pour les tablettes semble avoir atteint son plafond de verre depuis quelques années, avec une moyenne de 40% de français équipés. Elles sont particulièrement prisées par les enfants, pour qui elles constituent généralement le premier écran interactif.
Même si leur prise en main est des plus simple et très intuitive, le potentiel d'utilisation des tablettes est phénoménal et nécessite un accompagnement, toute une éducation, si ce n'est au moins un encadrement. Auquel cas elle ne serviront qu'à regarder des vidéos en replays ou à télécharger des jeux gratuits bourrés de publicités.
Conscientes de leur rôle à jouer (et un peu pour suivre le mouvement du numérique), de nombreux établissements de lecture publique se sont équipés de tablettes tactiles, avec plus ou moins de bonheur.
Car proposer des tablettes en médiathèque n'est pas chose aisée : il faut disposer de matériels et d'un fonds d'applications de qualité, s'équiper en accessoires (vidéoprojection, protection, antivol), mettre en place des actions de médiation qui exploitent cet outil, ... Bref, bien réfléchir à un projet et se donner les moyens (humains et matériels) de le réaliser. Dans le cas contraire, les tablettes finiront dans un placard, à prendre la poussière...
La Bibliothèque Départementale de Loire Atlantique propose à ses partenaires de travailler sur la thématique "Comment ça marche une tablette", les 30 et 31 janvier 2020, par le biais du Cabinet Fabienne Aumont, dont vous trouverez le support sous ce lien.
Je vous présentais en avril 2019 dans un précédent article de ce blog une douzaine de jeux vidéo à jouer en couchcoop, c'est à dire à plusieurs en local, souvent sur le même écran, en coopération.
Y figuraient les classiques Overcooked 1 et 2, Keep talking and nobody explodes mais également les moins connus et pourtant excellents Kalimba et Death Squared.
Depuis cet article, j'ai pu étoffer ma collection de jeux en couchcoop, grâce à une veille active et de nombreux échanges entre collègues (un gros merci notamment au groupe Facebook Jeux vidéo en bibliothèque).
Vous trouverez ci-dessous une nouvelle sélection de 12 jeux vidéo, courts ou longs, immersifs ou amusants, indépendants ou blockbusters, classés entre PEGI 3 et PEGI 16, à jouer à 2, 3 ou 4, mais toujours en local et qui favorisent la coopération.
Crédit photo Cybercentre Beaupréau en Mauges (CC BY-NC)
Pourquoi jouer en coopération ?
Le jeu vidéo coopératif est un angle que j'aime exploiter, car il offre plusieurs qualités :
Il est souvent tous publics et favorise les échanges entre générations.
Le but n'est pas de battre les autres joueurs mais de collaborer avec eux pour un même objectif.
De ce fait, il trouve plus facilement grâce auprès des pourfendeurs du jeu vidéo.
Enfin, c'est tout simplement le mode de jeu que je préfère car la satisfaction d'avoir atteint un objectif en travaillant de concert et en se complétant à plusieurs est extrêmement satisfaisante.
Heave Ho
Sur Switch, PC, 10€ environ, jusqu'à 4 joueurs, PEGI 3
Accrochez-vous (littéralement) à vos amis et à tout ce que vous pouvez pour aller à l'arrivée. Sans doute le jeu le plus drôle du moment. https://heavehogame.com/
Dyo
Sur PC, gratuit, jusqu'à 2 joueurs, pas de classement PEGI mais très bien à partir de 7 ans
Incarnez 2 minotaures prisonniers d'un labyrinthe et collaborez en réunissant vos parties d'écran respectives pour vous rejoindre. Intelligent, simple et graphique, mon coup de cœur de cette sélection (merci Gwen pour la découverte). https://store.steampowered.com/app/791470/DYO/?l=french
Trine 4
Sur Switch, PC, XBox One et PS4, 30€ environ, jusqu'à 4 joueurs, PEGI 12
Incarnez ensemble un mage, une archère ou un guerrier dans une quête fantastique à travers des paysages féeriques. https://www.trine4.com/#overview
Tools Up
Sur Switch, PC, XBox One, PS4, jusqu'à 4 joueurs, 20€ environ, PEGI 3
Un Overcooked version rénovation de maison : collaborez pour peindre des murs, arracher du papier peint ou déplacer des canapés le plus vite possible. (Merci Laure) https://toolsupgame.com/
Push me pull you
Sur Switch, PC, XBox One, PS4, jusqu'à 4 joueurs, 15€ environ, PEGI 3
Liés au niveau de la taille, vous et votre partenaire devez affronter vos 2 adversaires dans la possession d'une balle. https://pmpygame.com/
Broforce
Sur Switch, PC, XBox One, PS4, jusqu'à 4 joueurs, 15€ environ, PEGI 16
Un jeu bourré d'humour et tout à la gloire des héros testostéronés des films d'action des années 80 et 90 qui ne prend véritablement son sens que joué à plusieurs. http://www.broforcegame.com/
Towerfall Ascension
Sur Switch, PC, XBox One, PS4, jusqu'à 4 joueurs, 15€ environ, PEGI 7
Un jeu d'archer en 8 bit à jouer en mode normal, hardcore ou légendaire, par les éditeurs de Céleste. http://www.towerfall-game.com/
Unrailed
Sur PC et XBox One, jusqu'à 4 joueurs, 15€ environ, pas de PEGI, mais 7 ans ok Construisez une voie de chemin de fer avec vos amis, à travers des mondes infinis, améliorez votre train et empêchez-le de dérailler. https://unrailed-game.com/
Sur Switch, PC et PS4, jusqu'à 4 joueurs, 15€ environ, PEGI 7
Une sorte de jeu de plateforme musical, basé sur le rythme. Frénétique ! http://www.justshapesandbeats.com/
Don't Starve Together
Sur PC, XBox One et PS4, jusqu'à 4 joueurs (en écran partagé), 15€ environ, PEGI 12
Un jeu de survie à l'ambiance clairement gothique, idéal pour les amateurs de Tim Burton (Attention : langue française non supportée) https://www.klei.com/games/dont-starve-together
Bounden
Sur Playstore et Appstore, 2 joueurs, 3,50€ environ, PEGI 3 Un jeu de danse original pour deux, avec des chorégraphies réalisées par le Ballet national néerlandais. Dansez et tournoyez avec élégance ou tordez-vous de rire avec un ami. https://playbounden.com/
En conclusion
Même si cette sélection s'efforce à faire découvrir le jeu coopératif sous différents angles, il est essentiel de rappeler, comme lors de mon précédent article, que de nombreux jeux, plus classiques, peuvent également être joués en coopération, comme Fifa, NBA 2K, Overwatch ou Fortnite. Ils peuvent effectivement favoriser le travail en équipe et faire fonctionner le proverbe : Seul on va plus vite, à plusieurs on va plus loin.
Avec 17 millions d'utilisateurs français par mois, dont la moitié se connecte tous les jours, Instagram est le réseau social le plus fréquenté après Facebook. Axé sur le partage de (belles) photos, mais aussi de vidéos, ses utilisateurs sont plus jeunes et plus branchés que chez son grand frère (Facebook a racheté Instagram en 2012). Globalement peu présentes sur ce réseau, les bibliothèques et médiathèques y ont pourtant toute leur place : que ce soit pour y diffuser ou y partager des conseils de lecture, des bookfaces, valoriser ses collections et les actions de l'établissement ou en montrer les coulisses, Instagram est le lieu idéal.
La Médiathèque Départementale de Seine et Marne propose à ses partenaires de travailler sur la thématique "Instagram en bibliothèque", le 29 novembre 2019, par le biais du Cabinet Fabienne Aumont, dont vous trouverez le support sous ce lien.
Il est évident de dire qu'Internet et les réseaux sociaux ont radicalement transformé les
habitudes de consommation d’information. Face à l'infobésité, la désinformation, les tentatives de manipulation de toutes sortes, les repères ont explosé. La recherche d'informations permettant une bonne compréhension, appréhension de la société actuelle passe aujourd'hui nécessairement par le développement de son esprit critique et par une éducation aux médias. Les bibliothèques ont un rôle à jouer dans l'éducation aux médias et à l'information, en complément et en partenariat avec les acteurs scolaires et associatifs. Les outils de cette éducation : le fact checking, la compréhension des biais cognitifs, la maîtrise des techniques journalistiques et de recherche documentaire.
La Médiathèque Départementale de la Sarthe propose à ses partenaires de travailler sur la thématique "Les enfants et les écrans", les 14 et 15 novembre 2019, par le biais du Cabinet Fabienne Aumont, dont vous trouverez le support sous ce lien.
Elle vient après la génération X, on peut donc l'appeler génération Alpha. Et de fait, elle est la première génération à ne pas connaitre la vie déconnectée.
Pour ces enfants, les technologies numériques ne sont pas des outils, mais sont complètement intégrés à leur vie quotidienne.
Que font ils sur les écrans ? Ils jouent, écoutent de la musique, regardent des vidéos, communiquent, s'informent aussi. Mais les jeux, le langage, les contenus qu'ils y trouvent... sont ils adaptés à leur âge ? C'est malheureusement rarement le cas. Les parents ont un rôle d'éducation et d'orientation, mais tout le monde ne peut se vanter de connaitre une sélection variée de sites ludiques et pédagogiques pour ses enfants.
De plus, le potentiel des outils est assez inexploré : les jeux et contenus sont souvent les mêmes (Fortnite, Youtubers stars) et l'usage est assez passif.
Les bibliothèques ont donc un rôle important : ils sont parmi les seuls à pouvoir légitimement proposer des sites ou mettre en place des animations de médiation numérique pour éveiller à la culture et au (bien) vivre ensemble avec ces outils.
La Médiathèque Départementale de la Nièvre propose à ses partenaires de
travailler sur la thématique "Les enfants et les écrans", les 07 et 08 novembre 2019, par le biais du Cabinet Fabienne Aumont, dont vous trouverez le support sous ce lien.
Comme dans de nombreux métiers, la posture du bibliothécaire a indéniablement évolué ces dernières années, du fait de l'importance indéniable de la place du numérique dans nos vies à tous.
Internet, loin de les avoir rendu obsolètes, renforce les bibliothécaires dans leur rôle de médiation, mais en multiplie les formes et les enjeux.
Les personnels des bibliothèques doivent donc acquérir de nouvelles compétences et proposer des dispositifs de médiation innovants, cohérents et efficaces.
Heureusement, le web a à leur offrir de nombreux outils pour les aider dans cette tâche.
La Direction du Livre et de la Lecture Publique de Touraine propose aux équipes de la Bibliothèque Municipale de Tours de travailler sur les enjeux du numérique en bibliothèque, par le biais d'une formation du Cabinet Fabienne Aumont les 10 et 11 octobre 2019, dont vous trouverez le support sous ce lien.
Le cinéma a mis près de 100 ans à entrer dans les bibliothèques, le jeu vidéo n'a pas attendu aussi longtemps. De nombreuses collectivités ont ces dernières années entrepris de permettre l'accès à tous à cette forme de culture à part entière, en montrer la diversité, les qualités graphiques, narratives, ludiques, la maîtrise d’exécution.
Mais, comme pour tout type de collection, proposer à ses usagers ce service nécessite que l'équipe ai, sinon une maîtrise des différents supports utilisés, au moins une compréhension globale de ceux-ci. Il semble nécessaire par exemple de pouvoir effectuer une maintenance de premier niveau et un paramétrage simple d'un parc de consoles.
Surtout, il est nécessaire de positionner le jeu vidéo comme un bien culturel à part entière, en l'incluant dans l'action culturelle de la médiathèque, en mettant en place une politique d’acquisition.
Le développement des fonds, la médiation et l'action culturelle autour des jeux vidéo en médiathèque sera le sujet de la formation donnée aux agents de la Bibliothèque Municipale de Nantes à la Médiathèque Jacques Demy, dans le cadre d'une formation du CNFPT Pays de la Loire, les 27, 28 juin et 26 septembre 2019, dont le support est disponible sous ce lien.
Ce support est une version mise à jour de la formation donnée à la Médiathèque l'Alpha à Angoulème en janvier 2019.