La loi est pourtant claire
mais l'Hadopi a depuis longtemps prouvée son inefficacité s'il
s'agissait de faire recouvrer aux ayants droits les sommes perdues et de
condamner les pirates !
Son
plus grand tort : s'être entêtée à ne s'intéresser qu'au
peer to peer, technique de téléchargement qui était déjà dépassée avant
la mise en place de la Haute Autorité !
Téléchargement : direct !
Les amateurs de streaming (visionnage de vidéo sans enregistrement sur disque dur), de direct download (ou téléchargement direct) peuvent dormir tranquilles : les vidéos sont hébergées dans des paradis informatiques et même si le FBI a fait tomber Megaupload en 2012, une myriade de remplaçants s'est rapidement manifesté.
En France, les autorités et les ayants droits réussissent parfois à fermer les forums de discussion permettant d'accéder à ces fichiers et menacent de s'en prendre à leurs utilisateurs. Problème : ils sont parfois des centaines de milliers !
Donc n'ayons pas peur de le dire
: à moins d'être un uploader fou, c'est à dire d'envoyer vous mêmes
des centaines de fichiers téléchargés sur les sites de stockage, vous ne
risquez pas grand chose à télécharger Game of Thrones ! Youpi !
et Youtube ?
Et bien, pareil : des techniques simples permettent le téléchargement des contenus vidéos ou audio, normalement impossible. Tout collégien est capable ainsi de "pirater" le fameux site et ce, en totale impunité !
Là encore, les ayants droits ont la possibilité de signaler des contenus mais la tâche serait bien trop ardus de remonter la source de tous les contrevenants.
Un avenir pour Hadopi ?
La mission Lescure devait enterrer définitivement la Hadopi. Las, les conclusions de la commission, jugées par les sociétés de production et de diffusion insatisfaisantes, reste un statu quo !
Je dis halte. Non, je le crie : HALTE !
Arrêtons avec les poncifs des natifs digitaux ! Oui, les jeunes générations sont nées et grandissent avec le numérique. Non, ils ne le maîtrisent pas !Non, ils n'en comprennent pas mieux que les migrants les enjeux ! Non, ils n'en intègrent pas naturellement les règles !
Au pire, ils en sont juste convaincus !
Ils ne maîtrisent pas les codes du net mais ils le définissent !
Les jeunes ne savent généralement pas télécharger correctement un simple logiciel comme Ccleaner.
Petit test effectué sur une vingtaine d'ados âgés de 13 à 22 ans (oui, post-ado) : la plupart ont téléchargé le bon logiciel, mais en passant par un site qui a apporté des publiciels et malwares !
Beaucoup de gamers savent télécharger et installer un jeu piraté. La plupart d'entre eux savent, acceptent, que le crack contient généralement un virus : c'est le jeu !
Ainsi, ils ne maîtrisent pas l'outil. Le problème est qu'étant les plus grands consommateurs de contenu web et les plus actifs sur les réseaux, ce sont eux qui définissent la norme !
"Internet, comment ça marche ?"
Question innocente posée à plus de 200 élèves de 5ème, 12-13 ans donc, natifs digitaux à mort. Pas plus de 5% de réponse acceptable (qui est : un réseau d'ordinateurs interconnectés).
Ils utilisent donc Internet sans savoir non seulement comment ça marche (comment fait une voiture pour rouler, concrètement, je ne suis pas sûr de savoir l'expliquer non plus) mais ils ne savent même pas le définir !
La lecture en diagonale, l'ennemi du détail
A la recherche d'un contenu, d'un logiciel, d'une information précise, l'immédiateté est désormais de mise sur Internet : le premier bouton "Download" fera l'affaire, sans faire attention au tout petit "Advertisement" en bas à droite. Pire : la précipitation est le pire ennemi de la précision ou encore de la vérité lorsque le contenu n'est pas analysé avec rigueur, sans parler de la vérification des sources, n'est ce pas Mme Boutin ?
Super Maugeois n'est plus depuis quelques années : petite histoire d'un grand prétexte à des ateliers vidéos fédérateurs d'un territoire.
La naissance d'un héros
Super Maugeois est né d'une envie. Pas de justice ou de vengeance, mais de ... cohérence !
En 2009, je mettais régulièrement en place des ateliers vidéos et produisait pour le Cybercentre du Centre Mauges des courts métrages avec les foyers des jeunes, les accueils de loisirs, les collèges du territoire.
Mon collègue Yvan, dans l'espace public numérique voisin à Chemillé, était dans la même démarche et mon autre collègue Florent, La Pommeraye nous a rejoins. Nous nous sommes mis à chercher un fil conducteur pour nos ateliers : un thème ou un personnage récurrent à exploiter sur des ateliers réguliers ou exceptionnels.
Spiderman, Superman et IronMan avaient déjà la côte et Yann, animateur jeunesse, m'a suggéré de créer un super héros local pour surfer sur la vague.
Faire faire et non pas faire
En laissant la possibilité à chacun de se transformer en Super Maugeois face au danger, nous avions le prétexte idéal pour tous nos ateliers. Afin que l'expérience soit complète, nous avons fait créer par différents jeunes un costume, un logo, une affiche, une musique de générique et un site Internet. Dans le même temps, une page Facebook annonçant les différentes apparitions de Super Maugeois fut communiquée.
Pour moi, un schéma s'est rapidement mis en place. C'est encore aujourd'hui celui que j'utilise pour mes ateliers vidéos.
Si j'avais avec moi 2 ou 3 jeunes et un temps limité, nous réalisions une "pas aventure" de Super Maugeois. Un plan séquence d'1 minute sans Super Maugeois, mais le concernant.
Si j'avais un groupe (accueils de loisirs, collégiens, foyers de jeunes ou simples usagers) pour une demi journée, je leur faisais faire une mini aventure. Un scénario et un story board déjà écrit (souvent par moi) était imposé, ce n'était que de la direction d'acteurs et de techniciens, pour leur donner un aperçu de la réalisation.
Si ça leur plaisait, nous établissions un plan de travail. Une demi journée de travail en groupe pour établir le synopsis, écrire tous ensemble le scénario et les les bases du story board, (étant long et fastidieux à remplir, je m'en charge généralement avec l'animateur du groupe le cas échéant). Sur ce temps étaient également définis les rôles de chacun dont ceux de l'équipe technique, les décors et accessoires à apporter. Certains jeunes ont parfois fait preuve de beaucoup d'imagination durant cette étape.
Quelques jours plus tard, nous passions à la réalisation. Ce temps permet aux jeunes de trouver ou créer les accessoires et costumes nécessaires. La réalisation s'effectuait sur 1 à 2 jours et rapidement un rythme s'installait. Le rôle du réalisateur est à ce moment primordial pour garder la concentration de toute l'équipe, quitte à monter le ton parfois.
Le montage peut s'effectuer ensuite avec 2 ou 3 jeunes bien motivés. C'est un travail long, précis, qui demande de l'investissement et ne peut s'effectuer à plusieurs. Cependant, le regard et la critique constructive sont important car le montage est décisif.
Pour ne pas perdre l'intérêt du groupe, une projection doit être organisée avec celui ci rapidement après la réalisation. Un mois grand maximum, ce qui n'est pas trop tant le montage est une étape qui demande relecture.
La lente disparition des héros
Peut être parce qu'en voulant faire des épisodes comiques nous avons ringardisé Super Maugeois. Peut être que les ados n'ont plus voulu en réaliser parce que nous avions fait plusieurs vidéos avec des primaires ou peut être par lassitude et simple envie de passer à autre chose, nous avons arrêté de produire des aventures de Super Maugeois.
Mais le costume est toujours là tout le monde sait que les super héros ne meurent jamais vraiment !
Tout animateur ayant encadré des débutants en informatique ce sont confrontés à ce genre de cas :
Ce qu'il faut retenir :
Bien évidemment, ces scénettes sont à prendre avec humour et aucun mauvais esprit.
Il
est évident que pour une génération, l'arrivée d'Internet dans les
foyers a été aussi rapide que subi. Les changements d'habitude provoqués
ont été pour certaines personnes très violents. Et puisque ce qui nous
est inconnu nous effraie, il ne faut pas être surpris de
l'émerveillement ET de la méfiance que la découverte de l'outil suscite.
Mais il est vrai que Cyprien, dans sa vidéo "Les vieux et la technologie" résume assez bien la situation de beaucoup d'enfants :
Une notion de base de la médiation numérique est d'intégrer Internet comme un outil d'information, d'expression et de communication.
Bien employé, les possibilités sont gigantesques comme nous le savons tous. Nous avons de la peine à en maîtriser encore aujourd'hui tous les usages. Somme toute, comme tout outil, il est là pour nous simplifier la vie !
Mais mal employé, il peut nous la compliquer : mauvaise gestion de l'identité numérique, droit à l'oubli, clics involontaires sur des publicités alléchantes, imprudence lors d'achats, ...
Enfin; utilisé à mauvais escient, Internet peut même devenir une arme (les virus, le harcèlement, les menaces, escroquerie ...)
L'enclume et le marteau
Le marteau est alors une comparaison efficace : essayez donc d'enfoncer un clou sans marteau ! C'est un outil très pratique qui facilite notre façon de faire, à condition de ne pas se blesser ou de ne pas heurter un tiers sans une bonne maîtrise de soi, de l'outil et de l'environnement.
Enfin, un marteau peut être utilisé spécifiquement dans l'intention de faire mal, mais dans ce cas, l'ustensile est détourné de sa fonction primaire.
Gérard Marquié, chargé d'études et de recherche sur les usages du numérique utilise pour sa part l'image de la voiture et l'analogie correspond effectivement.
L'outil n'est que ce que nous en faisons
Jacques Mesrine, dans "L'instinct de mort", dit en substance : l'important, ce n'est pas l'arme en elle même, mais celui qui la tient. Il en va de même pour Internet, qui n'est que ce que les internautes en font, ni bon, ni mauvais. C'est à eux et à vous de manipuler l'outil de façon efficace et sécurisée.
Pour imager le propos, une petite vidéo explicative à la façon des tutos de Jérome Niel.
En l'espace d'une minute, 1 300 000 vidéos sont vues sur Youtube et plus d'un milliard d'utilisateurs uniques le consultent chaque mois.
Créé en 2005, ce site est devenu en quelques années un mastodonte du web et un des services les plus efficaces de Google, grâce notamment aux jeunes, pour qui le visionnage de vidéos est une des activités numériques favorites. Ses concurrents directs, Viméo et le français Dailymotion sont en termes de contenu comme d'utilisateurs très, mais vraiment très loin derrière !
Mais alors, que regardent les jeunes sur Youtube ?
Tout ! Et rien. N'importe quoi. Absolument n'importe quoi. Des clips vidéos, des films entiers ou des parodies, des tranches de vies rigolotes, étonnantes ou navrantes d'inutilités.
Le clip d'Ylvis - The Fox a par exemple dépassé les 370 millions de vues et celui de Psy - Gangnam Style a carrément atteint les 1 milliard 900 millions !
Qui poste des vidéos sur Youtube ?
N'importe qui. Et même des gens dont la santé mentale peut être remise en cause (la série des How to Basic inquiète un peu).
Plus concrètement, Youtube peut servir de moyen de communication (diffusion de bande annonces, de clips, de publicités, qui financent les éditeurs) mais peut également être utilisé comme moyen de diffusion de contenu illégal : piratage d’œuvres sans acquittement des droits d'auteurs.
Les Youtubers ou podcasters Youtube
Il existe aujourd'hui tout un business autour de Youtube et certains font même de la diffusion de leurs vidéos une activité professionnelle : les Youtubeurs.
Les stars incontournables françaises sont Cyprien et son "Pourquoi ?", Norman et son "FAUX" ou encore Rémi Gaillard (dans un style un peu différent).
Les vidéos sont généralement au format court, environ 5 minutes, ce qui correspond au temps de concentration et d'attention maximal sur Internet. Le sujet est souvent potache, le ton très relâché et Internet permet une forme de liberté qui ne passerai pas forcément à la télévision !
Un autre avantage d'Internet : la variété ! Certains Youtubeurs peuvent ainsi consacrer une chaîne à une thématique, tel le Joueur du Grenier, spécialiste du rétro gaming rageux et rigolo !
Certaines chaînes permettent d'apprendre les sciences de façon ludique, comme celle du Docteur Nozman, Les tutos de Camille permettent d'apprendre en s'amusant (mais assez vulgairement) et des chaines consacrées aux tests de jeux vidéos, comme celle de DiabloX9 ou Cyprien Gaming ont un beau succès (ce qui entraine encore un nouveau business entre divertissement et pub déguisée)
Certains Youtoubeurs s'essayent au cinéma ou à la télévision, mais pour l'instant sans succès (il faut dire que "Pas très Normales Activités" n'était franchement pas terrible).
Le milieu se professionnalise
Les Youtubeurs gagnent donc de l'argent en fonction du nombre de vues sur leurs vidéos et sur les publicités (on parle généralement de 1000€ pour un million de vues). Pas étonnant dés lors que le marché s'organise et se professionnalise : En France, le Studio Bagel et Golden Moustache, collectifs d'esprits modernes, innovants et souvent drôles, appartiennent dorénavant et respectivement à Canal+ et M6.
Les puristes pourront me reprocher de ne pas parler d'Hugo tout seul, de Monsieur Antoine Daniel, pape de la pop culture et dénicheur de pépites du grand foutraque, de ne pas avoir préciser qu'avant les Tutos, Jérôme Niel animait la Ferme Jérôme, de ne mettre que des garçons alors que les Youtoubeuses existent, etc etc etc ...
Allez, pour le fun, une petite vidéo à la mode Palmashow, quand ils étaient encore au top (il y a 2 ans):
Les FPS, comme beaucoup d'autres jeux aujourd'hui,ont généralement 2 modes : Campagne ou Multijoueur.
La campagne est une partie solo : Le joueur incarne un personnage (tueur, espion ou soldat), dans une histoire qui enchaine les prétextes aux tueries dans des endroits les plus variés (mon préféré reste à ce jour la destruction de la Tour Eiffel dans MW3).
Le mode Multijoueur permet comme son nom l'indique de jouer avec plusieurs camarades (de 2 à 32 joueurs en moyenne) sur un champ de bataille.
Une partie multijoueurs peut se jouer :
- en Deathmatch : Match à mort. Vous devez tuer tous ceux que vous rencontrez ! Développe (c'est prouvé statistiquement) les réflexes des joueurs.
- en Team Deathmatch : Match à mort par équipe. La même que précédemment, mais en équipe ! Souvent plus intéressant car permet de développer des notions de stratégie, de solidarité et de communication.
- en capture du drapeau ou sabotage ou domination. Chaque équipe doit investir le camp adverse et protéger le sien. L'objectif n'est plus dés lors de tuer le maximum d'ennemis mais de réussir la mission.
- en mode zombie sur les MW ou Extinction sur le dernier COD. Vous devez survivre le plan longtemps possible (seul ou à plusieurs) dans un monde envahi de zombies ou d'aliens pas vraiment branchés câlins.
L'inverse d'un noob est un PGM : Pro Gamer Master : un joueur tellement bon aux jeux vidéos, qu'il peut gagner sa vie en jouant. Mais pour y arriver, c'est un vrai parcours du combattant.
Quand un joueur se fait tuer dans un FPS, il revient à son point de restauration (respawn). Le Spawnkiller attend patiemment devant ce point de respawn qu'une victime s'offre à lui.
To rush : se précipiter en avant. Un rusher est un joueur qui court et va tenter de cutter (néologisme de l'anglais to cut : couper c'est à dire poignarder) son ennemi.
Un campeur est un joueur qui va se positionner dans un endroit stratégique et n'en bougera pas.
Quelques termes en plus :
Faire un noscope : tuer quelqu'un sans viser Across the map : à travers la carte 360 Tomahawk across the map noscope : Faire un tour sur soi même, lancer un couteau et atteindre quelqu'un à travers la carte sans viser.
Yann Leroux estpsy et geek. Il explique sur son excellent blog que les jeux vidéos ne rendent pas idiots.
Si j'ai oublié certaines notions (et j'en ai certainement oublié), n'hésitez pas à m'en faire part dans les commentaires !